LA MONGOLIE

 

  Un pays sans barrières, un pays d'aventure. La Mongolie offre de belles rencontres, des paysages à perte de vue. Je parcourrai ses pistes accompagné d'un ami, Thierry, venu me rejoindre quelques semaines. Dans notre vieille Jeep chinoise achetée à Shanghai et remontée de Chine en Mongolie, nous endurerons le stress de pannes quotidiennes, et les réparations "débrouille". Il nous faudra bien du courage et de la volonté pour la faire avancer !

Nous arrivons à Ulan-Bator pour le Naadam, ce festival de trois jours, la fête nationale Mongole. Pendant ces festivités les meilleurs sportifs remontent sur la capitale pour se mesurer les uns aux autres à la lutte traditionnelle, au tir à l'arc ou bien encore aux courses de chevaux.

 

 

   

Vieil homme à l'arrivée des courses de chevaux

C'est dans un nuage de poussière que nous rejoignons le champ de course, situé à 35 km d'Ulan Bator. Là se dresse une ville éphémère faite de Gers (Yourtes) et peuplée de centaures, apparences que prennent les Mongols sur leurs montures qu'ils ne semblent jamais quitter.

 

   

Femme assistant aux courses

Les jockeys sont de jeunes (très jeunes) cavaliers; ils ont tout au plus une douzaine d'années; et comme des héros, ils sont acclamés par la foule !
Mais tous les chevaux ne reviennent pas avec leur cavalier... Quelques uns resteront sur la piste ayant chuté à plusieurs kilomètres de là, et entraînés par les autres animaux, leur cheval continuera la course, et franchira tout de même la ligne d'arrivée... seul.

 

   

Vieil homme au monastère Ganden Kheed à Ulan Bator

Ulan Bator est une petite ville, sans aucun charme, comme le sont tant de villes Mongoles... mais on ne vient pas ici pour la vie urbaine, ni pour la diversité culturelle ou les monuments.

Après un premier faux départ (casse d'un engrenage moteur à 40 kilomètres d'Ulan Bator que nous réparons avec des pièces russes), nous repartons, toujours aussi motivés. Mais c'est un pari que nous faisons là, et nous savons qu'il nous faudra peut être abandonner le véhicule quelque part...

 

   

Nous arrivons à la fin de la route asphaltée, et la piste nous attend désormais; après quelques centaines de km nous cassons nos deux courroies ( les deux à la fois ! ).

Dans le petit village ou nous nous arrêtons, nous dégottons une courroie, mais elle est bien trop petite. Après recherche, nous trouverons ce policier mécanicien qui répare le 4x4 russe de la police. Nous sympathisons avec lui, et il comprendra rapidement notre souci. Nous terminerons par démonter la courroie de la voiture de police pour la monter sur notre engin !

Photo Thierry L.

 

   

Une dose de noblesse : vieil homme portant son Janjin (chapeau mongol traditionnel).

 

   

Réparations sur réparations

Les "Beijing jeep" sont des véhicules très bon marché. Des copies des anciennes Jeep Willis ou Wrangler américaines. Mais la qualité n'est pas au rendez-vous... et nous enchaînons toujours panne sur panne.

Photo Thierry L.

 

   

Notre hôte à quelques pas de sa Ger (ou Yourte)

Nous passerons la nuit avec sa famille. Ils nous offriront airag (boisson à base de lait de jument fermenté) et des petits pains de fromages tout aussi bons.

 

   

Un pays à traverser à la boussole !

De temps en temps, nous nous égarons, et nous nous orientons grâce à notre boussole : - "Je pense qu'on est trop au Sud sur cette piste... On fait demi tour et on prends la première trace qui part vers l'Est !". - 'Là, ça semble aller dans le bon sens... Allez, on y va !". A notre grande surprise, plusieurs groupes voyageant avec chauffeur et guide nous expliquerons que nous ne nous débrouillons pas plus mal que les mongols eux même qui se perdent tout autant sur leur propres pistes...

Photo Thierry L.

 

   

Moine du côté de Karakhorin : monastère d'Erdene Zuu

 

   

A des centaines de kilomètres de toute civilisation

Nous exploserons notre pneu, plus loin perdrons notre roue de secours (casse du support de roue). Pendant plusieurs heures (plusieurs centaines de kilomètres), nous prierons pour ne plus crever; nous n'avons rien pour réparer.

Photo Thierry L.

 

   

Ici, nous aurons des problèmes d'échappement, là, ce sera un court-circuit général, plus loin, ce seront les freins qui nous lâchent... Après plusieurs semaines d'un usage ponctué trop régulièrement de pannes, notre engin coule une bielle, à 200 kilomètres de la frontière Chinoise. Nous l'abandonnerons là...

Photo Thierry L.

 

   

Jeune enfant à Sainshand

Nous poursuivons désormais notre route sac à dos, par les moyens locaux. Nous trouverons à Sainshand un train pour nous emmener à la frontière chinoise.